5. Vientiane   

Arrivée le 19 novembre à 13h00, en bus depuis Vang Vieng. (3j, 3n)


• Arrivée à Vientiane.

Avec Vientiane, on quitte le Laos profond des campagnes et des montagnes. Etablie sur la rive gauche du Mékong, la ville parait immense pour ce petit pays (40 fois la superficie de Paris, au moins 850 000 habitants). Malgré son importance, Vientiane n'est pas sans charme. Le peu de touristes qui s'y attardent explique probablement cette impression d'authenticité que l'on éprouve en se promenant dans les quartiers coloniaux où se situe notre petit hôtel.

On découvre les "Champs Elysées" de Vientiane ...

  

... avec son arc de triopmhe (le Patuxai - porte de la victoire - construit en l'honneur des laotiens qui ont combattu pour l'indépendance de leur pays) ...

... et son palais de l'Elysée.



• Le Vat Sisakhet 

Le plus vieux temple de Vientiane, construit selon la tradition thaïlandaise, seul monument épargné, pour cette raison, lors du sac de la ville par le Siam en 1827.


La multitude des statues et des représentations de Bouddha évoque le miracle de Sravasti, quand Bouddha multiplia son image à l'infini.



• Tuk-Tuk experience

Lorsque l'on est perdu, prendre un tuk-tuk pour espérer retrouver son chemin n'est pas toujours la meilleure solution !
Après avoir été égarés par un moine désireux de nous aider à nous orienter, nous avons eu la mauvaise idée de monter dans un tuk-tuk en pensant qu'il suffisait de montrer un plan avec l'indication de notre destination pour être tirés d'affaire. Erreur de touristes inexpérimentés et naïfs ! On a tournicoté dans la ville jusqu'à en avoir le tournis ; ça amusait de plus en plus notre chauffeur qui se tordait de rire. Même en demandant à des collègues, il ne trouvait pas le chemin. Au bout de 20 minutes (peut-être plus ?), il a appelé quelqu'un et nous a passé son téléphone pour que l'on explique où nous voulions aller. On a miraculeusement réussi à se faire comprendre par la personne au bout du fil qui a ensuite éclairé notre chauffeur, toujours hilare. Bref, on est arrivé à destination, c'est à dire à une centaine de mètres de l'endroit où le moine avait voulu nous éclairer...
L'explication de tout cela, c'est que les chauffeurs de tuk-tuk et les moines bouddhistes ne savent pas lire une carte écrite en anglais.


• Maisons coloniales

De belles maisons coloniales. Certaines entretenues et rénovées ; d'autres, à l'abandon.

  


• Rêves d'occident

Grosses voitures surpuissantes, projets d'immeubles ultra modernes, sapins de Noël à coté de temples, ados hyper connectés, très jeunes enfants regardant la télévision en anglais... Le Laos est en route vers son rêve américain.
A notre grand dam !

  


• COPE visitor Centre

Visite émouvante du petit musée de la COPE (Cooperative Orthotic and Prosthetic Entreprise) consacré aux conséquences de l'utilisation massive des mines anti-personnelles, pendant la guerre du Vietnam.
De 1964 à 1973, à un rythme infernal (toutes les 8 minutes, en moyenne, pendant 9 ans, sans interruption), les américains ont largué 270 millions de mines sur le Laos où passe la fameuse piste Ho Chi Minh utilisée par les Vietcongs pour acheminer leurs armements vers le sud.
Les effets de ces mines sur les populations civiles ont été, et restent encore aujourd'hui, effroyables.


La COPE produit les prothèses orthopédiques et aide médicalement et économiquement les victimes à se rétablir. Elle a lancé un vaste programme de recherche systématique des 30% de mines qui n'ont pas encore explosé (plan UXO : Unexploded Ordnance) et de nettoyage des sols contaminés.



• Rencontres ...

Un couple de français de Nantes, voyageurs aguérris - lui, animateur sportif, elle infirmière - et leurs deux jeunes enfants - Anouk, 7 ans et Noah, 10 ans - partis pour 8 mois en Asie du sud-est. Déja venus au Laos, il y a dix ans. Un peu déçus, ne retrouvant pas l'atmosphère qu'ils avaient connue. Trop de touristes, à leur goût. Ils nous conseillent vivement de visiter Madagascar pour avoir la chance de découvrir des gens et une nature exceptionnels, non dénaturés par le tourisme de masse.

Deux allemands de Berlin, avec d'énormes sacs et valises (comment font-ils pour trimbaler tout cela ?), en nage, pressés d'arriver dans leur palace (le mot n'est pas exagéré) pour se rafraîchir et plonger dans leur piscine. Celle de notre modeste hôtel est sans doute moins grande que la leur mais tout aussi rafraichissante. La preuve :


Dîner dans un petit restau de rue, tenu par une famille laotienne type. Tout le monde participe, la grand-mère comme les petits enfants. On est les seuls étrangers. Cuisine locale, simple et délicieuse.

Un couple de toulousains (plus exactement de Lerme en direction de Tarbes, pour ceux qui connaissent) en vacances pour un mois au Laos. Grands voyageurs, ils nous donnent des infos très utiles sur nos futures destinations. On apprend ainsi qu'il est bien préférable de visiter le Nicaragua que le Costa Rica. Plus authentique, moins de touristes, beaucoup moins cher.



... et retrouvailles.

Le monde (des touristes) est petit ! Perdus dans les rues de Vientiane, sans personne pour nous comprendre (les laotiens sont encore plus nuls en anglais que les français), nous sommes secourus par ... les deux allemands de Berlin que nous avions rencontrés deux jours plus tôt (et que nous avions complètement oubliés). Bien mieux organisés que nous, ils avaient dans leurs (gros) sacs les plans qui nous manquaient.

Un peu plus tard, des cris poussés dans une langue inconnue, nous intriguent. En fait, ils s'adressent à nous ! Ce sont les chinois de Shanghaï, rencontrés à Vang Vieng, qui courent vers nous, tout excités. On se congratule et on se dit qu'on se reverra peut-être au Cambodge, si Bouddha le veut !