16. Phuket   

Arrivée le 27 décembre à 10h05 à l'aéroport international. (4j, 5n)




• Premières impressions de Phuket

L'écart avec le Cambodge, d'où nous arrivons, est énorme. Ici c'est la cote d'azur de la Thaïlande, pays nettement plus développé, au plan économique, que ses voisins hormis la Chine. Ici, on se sent plus dans un pays occidental riche (suisse, autriche, allemagne ...) qu'en Asie. Ce sentiment est renforcé par la présence de très nombreux touristes européens et russes (et peu de touristes asiatiques comme au Cambodge ou au Laos).



• Koh Kho Khao

Koh Kho Khao est une île, à 60 km au nord de l'aéroport de Phuket, sur laquelle il n'y a pas grand chose à faire, pour ceux qui ne pratiquent pas la plongée sous-marine. On est plus montagnards que marins et se faire griller sur le sable n'est pas vraiment notre activité préférée.
Erreur de programmation. On a surestimé notre capacité au farniente. Pour ça, il faut beaucoup d'entraînement ou un talent inné. On choisit donc d'explorer l'île.

Balades à pied

On commence par marcher sur la plage, le long de la mer d'Andaman. La plage est très belle mais toujours un peu la même. 16 km (AR) nous suffisent pour avoir l'impression de l'avoir parcourue entièrement (34 km AR).

D'un coté comme de l'autre, apparemment, perssonne ...

  

... sauf un oiseau limicole (lequel ?), un bernard-lhermite en vadrouille et quelques crabes qui laissent sur le sable leurs étonnantes arabesques.

   

Clo peut profiter pleinement de la plage et de la mer ...


  

... jusqu'au soir ...


... et jusqu'au dernier coucher de soleil de 2017.


En explorant l'île, on croise des "resorts" de luxe sinistrés et complètement abandonnés, traces du passage du tsunami en 2004 ...

    

... et on découvre des abris (tsunami shelters), construits pour protéger la population, et leurs chemins d'accès (tsunami routes) qui quadrillent l'île.

    

Heureusement, dans de nombreux endroits la végétation a repris le dessus ...

    

... et le tourisme avec !

Balade en scooter

Une premiere pour nous, finances obligent (dans cette île, la location d'un scooter est moins chère que celle de deux vélos ou que le transport en tuk-tuk). La nécessité a quelques fois du bon. Elle nous amène à faire des choses qu'on ne ferait pas autrement. Elle nous sort de nos habitudes, nous apporte des expériences nouvelles.


On découvre le bout de l'île que l'on n'avait pu atteindre en marchant. C'est beau et sauvage.


   

On est vraiment seuls. Chacun en profite, à sa façon.

   


• Arnaque thaï

C'est dans le pays le plus développé de l'Asie du sud-est qu'on se retrouve dans les conditions d'hébergement les plus précaires. Chambre et lit minuscules (en fait, pour une personne, nous apprend-on sur place), sans étagère, sans table, sans clim (alors qu'ici c'est indispensable), sans wifi (pourtant promis dans le descriptif), sans petit dej. Pas de shuttle à l'aéroport, comme c'était annoncé. Rien ! Sur le terrain de l'hôtel, ce n'est pas mieux...

   

Et, cerise sur le gâteau, un proprio ripou qui nous fait payer cash, dès notre arrivée (sans doute, pour nous empêcher d'aller voir ailleurs). Avec le peu d'argent liquide qu'il nous reste et sans possibilité d'utiliser la carte bleue sur l'île, on doit se restreindre au maximum. Un repas très léger par jour (soupe ou riz, le soir). Evidemment, pas de réveillon le 31 décembre. On vit vraiment d'amour et d'eau fraïche ! On finit à sec, en espérant trouver un ATM sur le continent.

Passer quatre jours, dans ces conditions, sur une île où il n'y a pas grand chose à faire, ne sera pas notre meilleur souvenir de voyage !


• Rencontres réconfortantes

Heureusement, sur l'île, on peut aussi rencontrer des gens sympathiques.

Christine - consultante en recherche d'emploi auprès de personnes handicapés - et Manfred - ancien ingénieur informaticien chez SAP - un couple d'allemands de Munich, qui nous ont été d'un grand secours en nous prêtant leur smartphone, lorsque nos toilettes se sont bouchées (et oui, on a également eu ce problème dans ce maudit hôtel). Ils adorent les immenses plages désertes et la vie sauvage et reviennent très régulièrement en Thaïlande. Quand on les quitte, ils partent sur une île où il n'y a rien, même pas d'électricité.

  

Gégé (Gérad) et Fanfan (Françoise), comme on les appelle ici où ils se sont installés depuis cinq ans. Deux bourguignons de Beaune rencontrant des bordelais, ça déclenche immédiatement des échanges animés ! Ils nous apprennent que sur l'île où nous nous trouvons, tout est hors de prix, beaucoup plus cher qu'à Phuket où ils vivent. Ils nous confirment que le propriétaire de l'hôtel est vraiment un type pas clean, bien différent des gens qu'on rencontre habituellement dans ce pays.



• Nai Yang Beach

De retour de Khao Sok, avant de prendre l'avion pour Bangkok, on se pose quelques jours pour profiter une dernière fois des plages thaïlandaises. Nai Yang Beach est située tout au nord de l'île de Phuket, bien moins fréquenté que le sud.


Un peu moins déserte que celle de Ko Kho Khao, la plage nous permet, tout de même, de marcher pendant des heures sans rencontrer trop de monde ...


... sauf quelques barques de pêcheurs ...


... et quelques avions.


• Sirinath National Park

Balade dans la belle forêt de paletuviers de ce parc, en bord de mer.



• Illusion d'optique thaï

Si vous croyez voir un temple, un peu clinquant - comme souvent, en Thaïlande - ...

  

... vous vous trompez. C'est un hôtel - de luxe, qui plus est !