1. Christchurch et sa région   

Arrivée le 27 février à 13h45 depuis Singapour   (5j, 6n)



Arriver en Nouvelle-Zélande, à l'autre bout de la planète, ça se mérite ! Après 14 heures de vol (escale à Dubaï) et une nuit sans dormir pour rejoindre Singapour puis trois nuits passées dans un backpackers un peu limite, il a fallu reprendre l'avion pour 11 heures de vol et une nuit blanche supplémentaire (escale à Brisbane) pour enfin atteindre Christchurch, la terre promise. Ereintés mais heureux !

On comprend très vite, en arrivant ici, qu'on est dans un pays à part, préservé, intact, à l'écart des turbulences et des misères du monde. Un pays qui se sait différent, qui veut le rester et qui se protège.

Les contrôles pour éviter que n'entrent dans le pays des micro-organismes indésirables sont très stricts et peuvent surprendre. On a, ainsi, eu droit à une inspection rigoureuse de la propreté des semelles de nos chaussures de marche et de nos affaires de randonnées, suivie de vigoureux coups de brosse pour enlever les grains de terre restés coincés entre les crampons (heureusement, ils nont pas regardé nos fesses, sinon ils ne nous auraient jamais laissés entrer).



1.1. CHRISTCHURCH

• Balade dans le centre ville

Ambiance typiquement britannique avec ses bâtiments victoriens, son tramway d'un autre temps,

       ;

ses rues piétonnes très décontractées, ses écoliers en uniformes,

        

ses bâtiments modernes,

        


        

ses parcs si verts, ses bords de rivières si bien entretenus.

   

   

Et pourtant, derrière cette apparence paisible, demeurent les stigmates du terrible tremblement de terre de 2011.

La cathédrale est toujours en ruine. Sa place est devenue un lieu d'animation et de rencontres.

La vie a changé à Christchurch en 2011 et ne sera plus jamais comme avant.

Le mémorial où les gens viennent se recueillir régulièrement.



• Les jardins botaniques  

30 hectares de jardins magnifiques,







ses arbres remarquables,








ses fleurs,





ses étangs, ses canards.





• Lyttleton  

Quartier portuaire éloigné, au-delà des collines qui entourent le centre-ville, au bord du cratère d'un ancien volcan envahi par la mer. C'est par là qu'arrivèrent les premiers migrants qui se sont installés pour fonder Christchurch en 1850.


   

Charmant village, accroché au flanc de la colline, qui nous rappelle immanquablement les coteaux de San Francisco.

Photo trouvée sur internet (Clo a eu trop chaud pour penser à faire la photo).

Pour se mettre en jambe, avant nos prochaines vraies randonnées, on traverse la colline par la "Bride Path" empruntée par les premiers pélerins.

Etonnante Nouvelle-Zélande : en quelques minutes, on passe de la chaleur et des paysages californiens à une ambiance venteuse typiquement écossaise.

On rencontre beaucoup de moutons. Ce qui confirme le fait que, en Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup plus de moutons que d'habitants (10 moutons pour 1 habitant, environ).

       


Voyageurs lointains

Dans le B&B où nous logeons, on rencontre des gens de tout âge, seuls, à deux (souvent des jeunes filles) ou en couple, venus de tous les coins du monde. Chinois, évidemment, anglo-saxons, bien sûr, mais aussi sud-américains et, même, islandais.
Ce matin, en faisant la vaisselle dans la cuisine, grande conversation avec Tiina, une finlandaise de 25 ans, de Jyvoïskyla, partie depuis 8 mois avec son ami Ram pour un tour du monde d'une durée indéterminée. Ils ne rentreront chez eux que pour gagner un peu d'argent, lorsque leurs économies auront été épuisées... avant de partir à nouveau.

Maxime et Elodie, deux jeunes français de Reims qui s'apprêtent à rentrer en France après avoir travaillé un peu partout, une année. Lui comme programmeur. Elle en tant qu'assistante à la SPA de Wellington ; sans diplôme mais en Nouvelle-Zélande la bonne volonté et le bon sens pratique remplacent souvent les parchemins. On se forme sur le terrain et l'on montre ce dont on est capable.

Sam, un canadien très souriant de la province d'Alberta, arrivé seul il y a un an mais qui poursuit son périple, pour un an encore, accompagné, cette fois, par une charmante allemande. La Nouvelle-Zélande est un pays où l'on fait des rencontres!



1.2. AKAROA

Fini le confort. On se lance enfin dans notre périple à travers la Nouvelle-Zélande. Il nous faut réapprendre les choses les plus simples : installer dans l'obscurité la banquette sur laquelle on doit passer la nuit (opération plus compliquée que prévue), tenter de dormir un peu dans des conditions auxquelles nous ne sommes plus du tout habitués, allumer le réchaud à gaz sans mode d'emploi, installer une table de camping biscornue, tenter de se connecter à internet avec le wifi du camping qui ne marche pas ...

  

• Banks Peninsula  

Heureusement, il fait très beau et le cadre est magnifique.

 

On se dirige vers le sommet des collines environnantes.

Au sommet (3 heures de montée raide, tout de même), on aperçoit l'océan. L'ambiance devient plus âpre, le vent plus violent, la nature plus sauvage.




Fighting spirit

Rencontrés sur le chemin qui mène au sommet, deux anglais essouflés, écarlates, au bord de l'apoplexie. On se dit qu'ils feraient mieux de redescendre tranquillement vers le village pour s'offrir une bonne glace, la spécialité d'Akaroa. Mais, Steeve (elle) et Allan, de Canterbury, qui lisent clairement nos pensées (même si elles sont en français, langue qu'ils ne comprennent pas), ne peuvent perdre la face devant deux modestes lurons d'Aquitaine (une région éloignée d'Angleterre, comme chacun sait...) et repartent soudain avec une énergie qu'ils sont allés chercher on ne sait où. On n'a pas réussi à les suivre ; on ne les a plus revus. Les anglais nous surprendont toujours.



Savoyards et bretons

Belle surprise. Dans le camping où nous nous installons pour trois nuits, nos voisins sont français. Isabelle (du fin fond de la Bretagne, comme Michel) et Jean-Claude (du Faucigny en Savoie, comme Clo). Une telle rencontre, à l'autre bout du monde, ça se fête! On se retrouve le soir autour d'une bouteille de vin et d'un vrai camembert normand.
On s'est promis de faire ensemble, l'été prochain, le mont Veyrier, près d'Annecy où ils habitent.

 


1.3. LAKE TEKAPO

On quite le bord de mer chaud et ensoleillé pour l'intérieur frais, nuageux et venteux des terres du sud.

     

Le soleil réapparaît, à notre arrivée au bord du lac de Tekapo



Hongrois de Budapest, hollandais d'Utrech

Nos voisins de camping, cette fois, sont européens.

A droite, deux jeunes hongrois. Lazlo et Giorgina, 36 et 33 ans, viennent de Budapest, une ville d'eau, nous expliquent-ils, mais dès qu'ils comprennent que nous sommes de Bordeaux, s'empressent de nous préciser qu'ils aiment aussi le vin... NB. Leur anglais étant aussi approximatif que le notre, on se comprend parfaitement !


A gauche, deux jeunes hollandais. Sebastian et Heifi, 29 et 28 ans. Eux parlent l'anglais parfaitement. Du coup, on a plus de mal à communiquer. Mais ils sont si charmants qu'on finit par comprendre que leurs voisins, à Utrech, sont des bordelais installés en hollande depuis 6 ans.


Même quand il ne s'agit pas de vin, les gens que nous rencontrons ont tous entendu parler de Bordeaux.


Balade sur le mont John

Première (petite) rando ...

Au loin, Mount John, .

... premières pluies, premiers froids.



Le chemin est vraiment bien balisé. Impossible de se perdre. Il est également très bien aménagé. Même sur les passages de haies, des protections pour ne pas glisser ont été installées. Souci du détail, typiquement néo-zélandais.

Notez la présence, sur chaque marche, d'un grillage anti-dérapant.



Rencontres sous la pluie

Peu de gens, sur le chemin qui mènent au Mont John. On croise, successivement, deux allemands de Stuttgart - frigorifiés ("we're frozen"), ils nous quittent rapidement, non sans nous avoir conté leurs exploits sur le Mont Cook -, un suédois, André, plus chaleureux - sans doute plus habitué au froid et à la pluie - nous serre la main (ce qui ne nous rechauffe pas!) et deux autres allemands de Munich, Heidi et Joachim, à peu près nos âges, parfaitement réchauffés (la bière, peut-être ?), ils s'esclaffent en apprennant que nous venons de Bordeaux ("You have good wine, we have good beer, that why we're still in good shape!") et nous racontent leur voyage en Bourgogne, l'an passé, au cours duquel ils ont fait du vélo (un peu) et bu (beaucoup) de "grands crus".