5.1 Marahau et sa région   

Arrivée le 21 mars en fin de matinée depuis Hanmer Springs.  (7j, 5n)




En route pour Marahau, on fait une halte à Nelson, petite station balnéaire avec l'espoir de faire un peu de vélo sur le front de mer ou dans le Malborough, région réputée pour ses vignobles.

Espoir déçu. Le temps est épouvantable. En quelques minutes, la circulation devient presque impossible ...

... les ruisseaux dégorgent ...

... les pelouses des camping regorgent d'eau ...

... Bref, pour le vélo, il faudra revenir ! Faute de mieux, on reprend la route sous des trombes d'eau (30 km/h max, pendant 1h30'), jusqu'à Marahau, porte d'entrée de l'Abel Tasman National Park. Belle plage dont on ne profite pas, par ce temps exécrable. On règle les petits problèmes logistiques du trek du surlendemain (horaires des marées basses, car on traverse à pied plusieurs baies ; taxi-boat ; huts, etc.). Puis on retourne à Motueka pour trouver un camping avec de l'eau chaude, se sêcher et faire les provisions pour les cinq jours à venir.


• Abel Tasman Coast Track  

Cinq jours de rando avec beaucoup de choses dans le sac à dos, y compris son gaz et son réchaud. On démarre sous la pluie ...

... mais, ici, la météo est très variable et quelques minutes après notre départ, le temps se lève ...

... on va pouvoir marcher allègrement sur le sable chaud ou les pieds dans l'eau ...

... on n'est pas toujours sur la plage. On traverse des paysages variées ...

... et des fôrets toujours aussi luxuriantes ...

... On arrive, enfin (ce fut beau mais le sac fut bien lourd) ...

... au bout du chemin ...

... où l'on attend sagement, sur la plage, le taxi-boat qui doit nous ramener à Marahau.


Un très beau trek, varié et sympa. A faire impérativement par beau temps. On peut se contenter de deux ou trois étapes et choisir des solutions plus confortables (lodges + services de restauration + se faire déposer et ramener en taxi-boat aux endroits choisis).



• Belles rencontres et retrouvailles, sur le chemin.

Mick et Sisley, deux australiens du Victoria, rencontrés au tout début du trek, entre deux averses. Ils nous expliquent tout ce qu'il faut éviter de faire, en Australie, pendant la période de Pâques.


Lazlo et Georgina, deux hongrois qu'on avait déjà rencontrés à Tekapo. On se retrouve, au milieu de la forêt, avec plaisir, comme si on se connaissait depuis toujours !



Pauline et Aron, deux néo-zélandais qui nous dépannent le premier soir. Ils nous prêtent leur réchaud, grâce auquel on peut se réchauffer (la journée a été belle par moments, mais on s'est quand même fait rincer) en buvant une soupe brûlante. On se retrouvera plusieurs soirs, en refuge. Et le hasard faisant bien les choses, on pourra, à notre tour, leur rendre service en leur prêtant, le dernier soir, un ouvre-boîte sans lequel il n'aurait rien pu manger.



Lynn et Tess, dde Seattle, infirmière et coach sportif, nos âges, en pleine forme, très sympas, qu'on rencontre sur la plage, le soir avant la tombée de la nuit.



Elsa (doit son prénom à ses beaux yeux) et Thomas, de Marseille, ostéopathe et élagueur. Depuis deux ans en Australie et un an en Nouvelle-Zélande. N'ont pas l'intention de rester davantage. Le pays leur plaît mais il leur manque certaines choses introuvables par ici...

Norton et Ruth, frère et soeur, néo-zélandais, 71 et 73 ans, très cools et philosophes : "we are not getting old ; we are getting older". Rassurant ! ou encore : "the smallest pleasures become great when hiking". On est d'accord !



Denise et Michin, québécoise très enjouée, très volubile ("Quand y a plus rien qui va, on s'asseoit et on rigole") et coréenne stoîque (le plus dur, pour elle, n'est pas de marcher, c'est d'écouter Denise parler toute la journée).


Christaan et Susie, de Leyde, banquier et future médecin. Rapides. Font deux étapes, quand nous n'en faisons qu'une seule.


Nicolas et Margot, deux anglais parlant très bien le français (ça repose). Ont vécu dix ans en France, elle en tant que professeur (d'anglais), lui comme géomètre, concepteur de terrains de golf. Vraiment très sympas. On aimerait beaucoup les revoir à Bordeaux ou à Rugby (centre de l'Angleterre). Pas impossible !



La famille Harris. Un roman à l'eau de rose. Petrina et Chris. 40 ans chacun. Sont tombés amoureux l'un de l'autre, au lycée. Alors trop jeunes ne se sont pas mariés. Sont partis vivre leur vie, chacun de son coté. Ont eu chacun une fille. Puis se sont retrouvés seuls. Libres. Se sont rencontrés à nouveau et ont décidé, cette fois, ne ne plus se séparer. Ont eu deux enfants ensemble. Ont déjà pratiquement fait le tour du monde et comptent bien le terminer quand ils ne travailleront plus. Dans pas longtemps, espèrent-ils (sont à leur compte et s'arrêteront le plus tôt possible).





5.2. PICTON



Picton vue du pont du bateau qui nous emmène à Wellington


La "scenic route" pour Pincton qui longe le Malborough Sound est absolument superbe. Un petit air de Norvège qu'on va retrouver sur le ferry en quittant Picton pour Wellington.







• Préciieux conseils.

Assez contrariès par le retard du ferry qui va nous faire arriver à Wellington trop tard pour réserver une place dans un camping, on profite du temps d'attente pour faire une lessive dans une laundry locale, en se demandant où passer la nuit prochaine (notre Jucy n'est pas "self-contained" ; on ne peut s'arrêter que dans un camping). Heureusement, Kerry et Heather, avec qui on se met à parler dans la laundry, nous indiquent deux campings "free" près de Wellington dans lesquels on pourra stationner sans trop risquer de se faire pincer par la police. Finalement, en Nouvelle-Zélande comme partout, l'occasion fait le larron.