2. Te Anau & Milford Sound  

Arrivée dans l'après-midi du 7 mars depuis Tekapo (6j, 6n)



2.1. TE ANAU


Belle route pour rejoindre Te Anau sous un soleil radieux. Paysages variés du Central Otago : landes écossaises (des moutons, des moutons, des moutons ...), prairies normandes (des vaches, des vaches., des vaches ..), fjords et lacs norvégiens, collines escarpées de Lozère, plombs du Cantal, montagnes lunaires ...

     
  

... rencontres étonnantes.

Coréens fascinés par notre cuisine intégrée.



• Te Anau 

Point d'entrée du Fiordland National Park. Agréable petite ville où l'on ne trouve que des campings (pour les jeunes ou les vieux non fortunés), des "resorts" (pour les néo-zélandais aisés) et des hôtels de luxe (pour les touristes coréens et chinois, très nombreux dans le coin).



• Multiples rencontres

Pas mal de français dans le coin

Johan (33 ans) et Mathieux (34 ans), physiciens à l'Ecole Polytechnique, Marie (30 ans, manchotte, spécialiste en traitement d'images mais factrice, par nécessité mais aussi par goût, à Versailles). De retour du Milford treck, nous donnent plein d'infos pratiques sur les précautions à prendre par temps de pluie. Heureusement, ces infos ne nous seront finalement pas utiles. Nous avons eu quatre jours de suite de grand beau. Tout à fait exceptionnel, dans la région!


Bastien, 24 ans, depuis 6 mois en Australie et 2 mois en Nouvelle-Zélande ; Gaétan, depuis 2 ans en Australie et 1 an et demi en Nouvelle-Zélande, traversent ensemble le pays à vélo.

Mais également, beaucoup d'anglo-saxons amoureux de la France.

Ruth et Dave, écossais de Dundee. Nous entendent parler français ; viennent vers nous, pour nous dire qu'ils adorent la France ... et peut-être les francais ? (mais ça, ils ne nous l'ont pas précisé).


Dick et Sarah, australiens de Melbourne, rencontrés sur le Milford track.
Professeur de botanique à l'université de Darwin, Dick a eu de très nombreux étudiants français dans son labo. Intéressé par la France, il est venu spontanément nous parler avec les quelques mots qu'il connaît en français. Il en apprendra beaucoup d'autres, grâce aux quatre jours passés avec nous.
Ancienne collègue de Dick, Sarah est aujourd'hui responsable de la prévention et de la communication environnementale au sein d'une grande entreprise internationale. Aime beaucoup la culture et la langue japonaise (qu'elle parle couramment) mais aime aussi l'esprit français (ses lectures, sans doute ? ; pas ce qu'on a baragouiné !).
On a prévu de se revoir à Melbourne vers la mi Avril.

   

Bev et John, australiens vraiment très, très sympas de Canberra. Elle, enseigne la prévention tertiaire (la prise en charge, après l'accident) à l'université. Lui, ingénieur, travaille au gouvernement dans le domaine de la protection de l'environnement. Adorent le "tour de France" qu'ils regardent à la tv chaque année au mois de Juillet. On espère bien le suivre avec eux "en live", l'année prochaine, à Bordeaux ou à Samoëns !

   

Lyn et Peter, grands sportifs néo-zélandais de Raglan. Elle, occupe un poste important dans l'administration, chargée de la protection de l'environnement. Lui, professeur à la retraite, continue à faire occasionnellement des remplacements mais passe beaucoup de temps à surfer sur les plus hautes vagues de la planète et à marcher sur les plus beaux trails du monde.
On va dormir chez eux, lors de notre remontée vers Aukland, début Avril et on va les recevoir quelques jours à Bordeaux en Juillet, au cours de leur voyage de trois mois en France et en Espagne.

Et bien d'autres, tous rencontrés sur le Milford track.

Robyn, physio-thérapeute à Gisborne ; Karin, infirmière à Wellington ; Lee, acupuncteur en Corée du Sud ; Giorgina, sportive de très haut niveau, responsable marketing à Auckland...



2.2. MILFORD SOUND

• Milford Sound track  

Très belle randonnée de quatre jours qui relie le lac de Te Anau au fjord de Milford. Aucun accès par la route possible - en cas de pépin, seul l'hélico peut venir vous secourir (frais à votre charge) -, pas de communication, pas d'électricité, pas de douche, la nourriture pour quatre jours sur le dos, juste de l'eau et du gaz pour chauffer sa soupe !

Pour rejoindre la piste, il faut prendre un bus puis un bateau qui permet de traverser le lac de Te Anau

   


   


Le site est très protégé. Avant de se lancer sur la piste on doit laver la semelle de ses chaussures. Il est obligatoire d'emporter ses dêchets avec soi. Dans les "huts", il est conseillé de se laver les mains avec un produit spécial (pas du savon) mis à disposition, si l'on veut les tremper dans le torrent (dont l'eau est d'une limpidité absolue), de manière à ne pas perturber cet équilibre écologique si fragile.

   

   

Malgré l'exubérance de la végétation tropicale, tout est absolument impecable. On se croirait, à certains endroits, dans un jardin anglais ou une forêt enchantée.


   

   


Ces précautions extrêmes favorisent la survie d'oiseaux qu'on ne rencontre nulle par ailleurs : le kéa, le kaka, le wéka, le kiwi. Ces oiseaux, n'ayant jamais connu de prédateurs, sont sans défense, comme le kiwi qui ne vole pas parce qu'il n'a jamais eu besoin de le faire pour échapper au danger.

   

Un wéka, pas du tout effrayé par notre présence à deux pas de lui.


La piste est très bien balisée, notamment dans les endroits où elle risque de ne plus être visible, en cas d'inondations (très fréquentes).

   

Lors de fortes pluies, la rivière Clinton peut monter de 3 mètres, en très peu de temps.
Sur le chemin qui la longe, il n'est pas rare d'avoir de l'eau jusqu'à la taille. Le chemin disparaît. Les piquets servent de guide.


Mis à part l'extraordinaire végétation et les sons nouveaux pour nous, la montagne est très belle, certes, mais n'est pas bien différente de ce que nous connaissons dans les Alpes.

     
     
     
 

Le chemin aboutit finalement au fond du magnifique fjord de Milford.


Enfin, arrivés au bout!.