0. Singapour   

Arrivée à l'aéroport de Changi le 23 février à 13h45 depuis Paris (4j, 3n)



De retour en Asie du Sud-Est, pour quelques jours. Mais sommes-nous réellement revenus en Asie du Sud-Est ? Celle des villages flottants, des maisons sur pilotis, des "long-tails" sillonnant les khlongs, des sampans traversant le delta du Mékong, des moines venant chercher l'aumône, des temples bouddhistes, des rizières...

Non, de toute évidence. Singapour, c'est un mélange très spécial d'Asie (chaleur lourde et humide, végétation tropicale, présence massive d'indiens et de chinois...), d'Amérique (opulence, excès, standardisation, kitch...) et d'Europe (plutôt la Suisse et l'Allemagne que la France ou l'Italie : hyper propreté, respect absolu des règles, calme presque inquiétant, ennui...).

Ce qui frappe ici, c'est l'absence de bruit, la tranquilité, l'indifférence polie des gens. Etonnant pour une ville qui présente une des plus fortes densités de population au monde (+ de 7000 habitants au km2). Pas de scooters qui envahissent les rues par milliers. Pas de coups de klaxons intempestifs ni de sifflets stridents qui déchirent les oreilles. Pas de cris, pas une voix au-dessus des autres. Même les enfants des écoles sont silencieux. Personne en dehors des clous. Sauf, parfois, quelques touristes - surtout les chinois - heureusement là pour mettre un peu de désordre, égayer l'atmosphère, créer un peu de vie.


Marina Bay Sands

Avec ses immeubles futuristes,


Vue de l'intérieur du bâtiment.


    

    

Le quartier, aperçu depuis l'intérieur d'un des dômes.



sa "great flyer", haute de 165m,


ses immenses dômes de verres à l'intérieur desquels sont reproduits différents types d'environnement climatique (semi-arides de type méditéranéen ; frais et humides de type montagne tropicale)


et permettant ainsi de protéger (affirme le catalogue) des milliers d'espèces végétales rares,






ses "supertrees", structures de béton et de métal abritant des milliers de plantes tropicales et fournissant de l'électricité grâce à des panneaux photovoltaïques,





ce quartier emblématique de Singapour est, pour certains, un modèle en matière de développement durable des villes de demain.

Les moyens mis en oeuvres sont impressionnants, certes. Mais des serres géantes pour protéger la nature... ça nous laisse perplexes. Et la fôret artificielle, même si elle fournit de l'énergie, on trouve ça moche.



Labrador Nature Reserve

Balade d'une dizaine de kilomètres entre forêt tropicale,


  

immeubles ultra modernes,


résidences de luxe,

  

et front de mer.



Maisons coloniales

Vestiges de la présence anglaise au XIXème et au début du XXème siècles.



Little India

Le seul quartier (un peu) animé que nous ayons traversé à Singapour. Caractérisé par ses temples surchargés.


  

et ses maisons colorées.



Heureuse rencontre

Marco, un danois de Copenhague, d'origine espagnole. Voyage seul, un peu partout dans le monde, sans direction ni objectif précis. A peu près de notre âge et aussi paumé que nous dans le sordide backpackers où nous sommes installés pour trois nuits. Appparemment plus expérimenté que nous en matière de précautions à prendre pour éviter les vilaines bactéries qui peuplent de tels endroits, il nous déconseille vivement d'utiliser les couverts d'une propreté douteuse que nous avions déjà en main et nous en trouve de flambants neufs dans un coin où on n'imaginait pas qu'il puisse y en avoir.

En Asie - notamment, dans les backpackers hostels - les bactéries sont souvents plus dangereuses que les bêtes sauvages.